Intempéries : votre logement est-il bien couvert ?

La France a connu au printemps dernier une période d’intenses intempéries avec des orages et pluies diluviennes. C’est hélas souvent après avoir été victime du mauvais temps que l’on découvre

facebooktwittermail

Intempéries : votre logement est-il bien couvert ?

La France connait de plus en plus de périodes d'intempéries avec des orages et pluies diluviennes. C’est hélas souvent après avoir été victime du mauvais temps que l’on découvre l’étendue de sa protection. Voici les points à vérifier pour éviter les déconvenues.

Intempéries, quel contrat d'assurance vous couvre ?

Toute personne, qu’elle soit propriétaire, locataire ou occupante à titre gratuit d’un logement et qui a souscrit une assurance multirisque habitation est protégée contre les dégâts causés par les inondations, le vent ou la grêle. C’est la maison qui est couverte, c’est-à-dire le bâti et les biens qu’elle abrite. Ne sont pas couverts le jardin et les clôtures.

Si votre voiture a été inondée ou emportée par les eaux, c’est votre assurance automobile qui joue. Dans ce cas, vous ne serez indemnisé que si vous êtes assuré « tous risques ». Les personnes assurées seulement « au tiers » ne sont pas couvertes contre les aléas climatiques à moins d’avoir souscrit une garantie « dommage » en complément.

La garantie « catastrophes naturelles » est comprise dans l’assurance multirisque habitation. Elle ne joue que si un arrêté de catastrophe naturelle a été publié au journal officiel. Votre assureur doit alors vous indemniser 3 mois après l’état estimatif de vos pertes. A défaut, des intérêts de retard s’appliquent. Bon à savoir : le remplacement de vos papiers (carte d’identité, permis de conduite, carte grise, passeport) détruits ou endommagés est gratuit en cas de catastrophe naturelle.

Ce qui n’est pas couvert

L'assurance multirisque habitation ne couvre pas les dommages corporels. Les dommages indirects (dépenses de relogement, location d’un véhicule…) ne donnent par ailleurs pas lieu à indemnisation, sauf si vous avez souscrit une option spécifique et qu’ils sont expressément prévus au contrat.

Tous les contrats d'assurances se valent-ils ?

Non. Pour les catastrophes naturelles, le montant de la franchise est  fixé par l’Etat à 380 € pour les habitations et les véhicules des particuliers. En revanche, pour la multirisque habitation, le niveau de franchise varie d’un contrat à l’autre. Si le montant moyen est de 150 €, il peut aller jusqu’à 1 000 €. Il ne faut donc pas hésiter à comparer les offres et à en changer si nécessaire. Et ce d’autant plus que la loi permet d’en changer plus facilement qu’auparavant.

A partir d’un an de souscription, vous pouvez résilier votre contrat à tout moment. Aucun frais ou pénalité ne peuvent vous être imputés. Il suffit d’informer votre assureur par lettre recommandée avec AR. La résiliation sera effective dans le mois qui suit. Vérifiez également les plafonds de couverture des appareils électroménagers et des objets de valeur. Enfin, sachez que l’assureur vous rembourse sur la valeur du bien non pas à neuf mais au moment où il est endommagé.

Peut-on adapter son contrat ?

Oui. Commencez par consulter le « Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs » (DICRM) à la mairie ou en interrogeant le site http://macommune.prim.net/. Cela vous permet de connaître les risques présents sur votre commune et auxquels votre logement peut être soumis. Vous pouvez ainsi adapter votre contrat en fonction de ces risques. Assurez vous ensuite que la valeur des biens pour laquelle vous êtes assuré est vraiment représentative de votre patrimoine. Actualisez la régulièrement en fonction de vos achats (un nouvel ordinateur ou écran télé) et de l’évolution de votre logement, si vous faites des travaux (par exemple d’aménagement d’une nouvelle pièce dans les combles ou le sous sol). N'hésitez donc pas à faire appel à nos experts pour réaliser une estimation de votre maison par exemple.